Un parcours

Jean-Daniel Bellon


Né en Suisse dans la Ville de Sierre au canton du Valais

J’ai eu le privilège de pouvoir vivre dans le petit village de Loc perché à quelques minutes de la ville de Sierre.
Une vie plongée dans la simplicité et dans un esprit de labeur. Les loisirs et les divertissements étaient rares :
École, travail, travail, école.

A l’âge de 9 ans un événement va changer cette monotonie. 
Un de mes oncle , m’a offert une boite de peinture de gouache.
Très rapidement le soir sur la table de la cuisine au son du crépitement du fourneau à bois j’esquisse mes premières peintures.
L’instituteur de l’époque remarque mon attirance et mon gout pour le dessein et la peinture ,  il m’envoie montrer mes desseins, chez Serge Zufferey un artiste peintre habitant le village 
Très intimidé j’écoutai ses conseils et le regardais peindre.
Il m’arrivait parfois de l’observer à travers une petite fenêtre d’où s’échappait une odeur de térébenthine.
Oui je souhaitais devenir artiste peintre
Arrivé à l’âge de l’adolescence j’exprimais autour de moi mon désir de faire l’école des beaux- arts.
Ma famille à l’époque me dissuadait de suivre cette voie, me persuadant que je ne gagnerais pas mon pain.
A défaut de l’art pictural, je m’oriente sur l’art culinaire.
En 1969 je pars à Genève pour entreprendre un apprentissage de cuisinier dans le grand hôtel
Beau-rivage Palace.
Là je découvre la sophistication et l’esthétisme et la beauté de l’art culinaire en haute gastronomie.
Durant cette période j’aime visiter les musés et les galeries de la ville.
Je ne laisse pas pour autant tomber mes pinceaux.
En 1975 je suis élève de l’académie de peinture du peintre Pavel Korbel.
Il m’initie aux techniques de la peinture à l’huile, mais m’encourage à garder mon indépendance d’expression picturale.
En 1981 j’obtiens le premier prix de peinture dans le cadre d’une exposition collective des floralies Sierroises

Octobre 1987 j’ai une véritable révélation et un énorme coup de cœur en découvrant au musé l’Hermitage à Lausanne, les peintures surréaliste de René Magritte.
Ces peintures sont de véritables écritures fantasmagoriques de ses rêves, de ses désirs, de ses fantasmes et de ses observations.
Une démarche qui m’inspire et qui me permet d’exprimer au- delà des apparences l’essence des êtres et des choses et d’exprimer l’homme face à la violence, à ses angoisses et ses interrogations.

En 1988 la ville de Carouge organise un concours de peinture sur le thème ( les villages Genevois ) j’obtiens le prix de l’originalité avec une toile montrant un vieux personnage plein de nostalgie face au village qui se meurt.
Durant 5 ans je fait partie du groupe artistique (les érables de Puplinge ) ce qui me donne la possibilité de faire chaque année une exposition collective en fin d’année et de pouvoir exposer une vingtaines d’aquarelles à chaque fois qui remportent un grand succès et des commandes ultérieures.

C’est en octobre 1993 que j’ai l’opportunité de faire ma première exposition individuelle à la Galerie Cora à Hermance un magnifique village médiéval du canton de Genève.
L’exposition rencontre un succès au delà des mes espérances.
En 1997 je reviens m’installer en Valais, dans le magnifique village de Ravoire en dessus de Martigny.
Ma grande charge de famille et mes responsabilités de travail de Maître -Socio professionnel dans une fondation de réhabilitation psychosocial me force à ralentir mes démarches picturales.

En 2013 mon Ami et peintre Marco Pizzardi me réveille de mon hibernation, en m’invitant d’exposer avec lui et son épouse ,à la Galerie de l’ancienne Couronne à Bienne.
Ce fut un bonheur et un privilège de pouvoir reprendre mes pinceaux et de montrer mon travail.

Mon grand souhait était de pouvoir un jour exposer dans mon beau Valais.
Cette opportunité m’a été offerte par la superbe Galerie de la tour Lombarde à Conthey.
Aujourd’hui
Mes sentiments dans mon travail pictural a changé et évolué, mon désire est de garder une grande liberté de langage, je ne veux pas me sentir enfermé dans un mode d’expression catalogué comme le surréalisme, l’abstrait, ou autres mouvements.
Je désire en toute simplicité dans ce monde bien compliqué, exprimer mes sentiments du coeur et d`esprit par différentes démarches et techniques picturales.
C’est pourquoi, je cherche autour de moi la poésie dans ce qui se présente à mes yeux. 
le romantisme dans les lumières, les couleurs, les formes, les textures et les odeurs que j’exprime parfois de différentes manières

Habitant dans une magnifique clairière boisée, j’ai observé et observé la forêt qui m’entoure.

C’est comme si javais installé mon atelier aux pieds des arbres.
Ce qui me captive c’est la grâce de l’endroit.
J’y trouve le désir de créer, en mettant en scène mes sensations et mes émotions.
Ce que je cherche à exprimer c’est la simple et totale beauté du quotidien.
Rien de spectaculaire, juste ce qu’il y a de plus beau sur terre, les êtres et les choses qui nous entourent et que parfois ont ne voit plus.
Dans la forêt près de mon chevalet il y a la paix qui fait tant défaut en d’autres lieux.
J’aime la lumière feutrée de la forêt voilée par les feuillages et l’humidité gardée.
Cette atmosphère rend très subtile les rapports entre les couleurs et les lumières.
Les arbres qui s’élancent vers le ciel marquent le sol de leurs ombres qui viennent se poser sur les cailloux et les rochers recouverts parfois de fine mousse verdâtre.
chaque saison a ses traits et ses couleurs .
A chaque période il y a un autre regard, une autre vision.
Une réserve inépuisable de beauté, de paix et de poésie vivante que je désire vous monter lors de mes expositions.